05 mars 2008

Adoption nouveaux statuts

Le CA réunit ce mardi 4 mars 2008 à voter à une grande majorité les nouveaux statuts de l'Université de Savoie.

L'UNI se félicite de se vote ce qui va permettre entre autres de mettre en place les avancées de la loi LRU tant attendu par les étudiants! 

L'ensemble du monde universitaire s'interroge tout de même sur le comportement de l'UNEF qui approuve la LRU davant les autorités mais n'osent pas s'affirmer chez les étudiants... 

25 février 2008

Aujourd’hui, le problème du logement étudiant ce n’est pas le manque de moyens mais le manque d’imagination et de diversification des acteurs.

Le député Jean-Paul Anciaux a remis aujourd’hui, vendredi 15 février 2008, son deuxième rapport sur la question du logement étudiant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse ainsi qu’à la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin. Pour l’UNI, ce rapport est dans la suite logique du premier et répond essentiellement à la question du logement social étudiant géré par les CROUS. Si ce chantier est important, il n’épuise pas toute la question du logement étudiant. L’UNI prend acte et soutient les principales préconisations du rapport Anciaux mais appelle les ministres à aller beaucoup plus loin et à diversifier l’offre et les acteurs du logement étudiant.

Avec 20 milliards d’euros investis, le problème du logement étudiant n’est pas celui du manque de moyens mais bien celui consistant à savoir comment dépenser utilement cet argent. L’UNI appelle tous les acteurs du logement étudiant (CROUS, collectivités locales, universités…) à sortir du moule unique de la chambre universitaire de 9m² et à diversifier leurs offres en s’inspirant d’expériences novatrices :

- A Toulouse, par exemple, l’université de Toulouse 1 loge des étudiants étrangers dans des appartements dont elle assure la gestion financière en partenariat avec l’OPAC. Ce projet expérimenté pendant 3 ans a notamment permis à l’université d’obtenir le label « qualité » européen pour l’organisation de ses échanges dans le cadre Erasmus.

- A Amsterdam, pour apporter des solutions à la pénurie de logements pour les étudiants, la ville a créé plus de 1000 appartements de 20m² dans des « containers ». Ce type de logement est aussi bien plébiscité par les étudiants que par les opérateurs du logement étudiant (ce type de logement revient 8 fois moins cher qu’une chambre de 9m² à la française).

L’UNI va dans les prochains jours interpeller les candidats aux municipales afin de savoir ce qu’ils comptent faire en terme de logement étudiant. Une proposition de loi visant à modifier l’article 55 de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains (SRU) a été déposée à l’Assemblée Nationale afin que le logement étudiant soit inclus dans le « quota » des 20 % de logements sociaux dont chaque commune doit se doter. L’UNI interpellera aussi les candidats à la présidence des universités, la loi LRU leur donnant de nouvelles responsabilités, pour savoir s’ils comptent enfin se saisir de cette question.

Pour répondre aux difficultés rencontrées par les étudiants pour se loger, l’action et l’offre des CROUS ne peuvent pas à elles seules être suffisantes. L’UNI appelle donc le gouvernement à inciter d’autres acteurs à s’engager dans le problème
 
 
 

 

20 février 2008

Logement étudiant

764219937.jpgLa France compte aujourd’hui 2 200 000 étudiants. 63% d’entre eux habitent hors du domicile parental soit près de 1 400 000 étudiants.

Parmi eux, 1 000 000 vont trouver, sous des formes variées (location seul, en couple, à plusieurs, etc...) une place sur le marché locatif. Ainsi, les 300 000 restants trouvent une place dans différents types de résidences collectives (résidences universitaires publiques, privées, foyers, etc...) dont 150 000 relèvent du réseau des oeuvres universitaires et scolaires.

 

   Consultez la note de l'UNI en PDF : 

notes_logement_Mise_en_page_1.pdf

05 février 2008

Emploi étudiant

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Voici le premier numéro des « Notes et études de l’UNI » consacré à « l’emploi étudiant ».

Cette question, qui constitue l’un des principaux chevaux de bataille de l’UNI, figure aujourd’hui au coeur des concertations conduites par le gouvernement avec les représentants de la communauté universitaire sur l’amélioration des conditions de vie étudiante.

Vous trouverez donc dans cette note une analyse précise de la situation de l’emploi étudiant en France, une comparaison avec nos voisins européens, un entretien avec Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC, et Geoffroy Roux de Bézieux, président de Croissance Plus, ainsi que nos principales propositions qui pourrait être mises en place afin d’encourager et valoriser l’emploi étudiant dans notre pays.

 

 

 

Consultez la note de l'UNI en PDF :

salariat_etudiant.pdf

29 janvier 2008

Rapport Attali et enseignement supérieur : les commentaires de l’UNI

Rapport Attali et enseignement supérieur : les commentaires de l’UNI

Dans sa partie dédiée à l’éducation, le rapport Attali recense 32 objectifs à atteindre, 10 concernent les collèges et lycées et 22 l’enseignement supérieur et la recherche. 11 des propositions pour l’enseignement supérieur et la recherche sont des idées défendues inlassablement par l’UNI depuis 20 voir 30 ans.

Rien de très original, petit tour d’horizon.

En page 31 du rapport, il est écrit que « la préparation à la vie professionnelle doit donc devenir l’un des axes majeurs du projet pédagogique de tout établissement d’enseignement supérieur ».

Cela fait plus de trente ans que l’UNI milite pour qui l’enseignement supérieur prépare à la vie professionnelle. L’UNI a défendu cette idée au travers, d’une part, de, sa campagne « des études pour un emploi », d’autre part au sein des réunions préparatoires à la loi LRU dite « autonomie des universités ». Sur ce point le rapport Attali ne fait que reprendre la 3ème mission de l’université défini par la loi LRU, elle-même issue des propositions de l’UNI.

Décision 11

La commission Attali préconise d’ « accompagner les étudiants dès la premières années universitaires » et de leur « donner un encadrement équivalent à celui des élèves de classes préparatoires aux grandes école »s, c’est l’objectif même du « plan licence » qui avait été annoncé le 13 décembre 2007 par Valérie Pécresse. La décision 11 du rapport consiste à « généraliser le système de tutorat », déjà évoqué dans le Schéma national de l’orientation et de l’insertion comme en convient la commission. L’UNI l’avait proposé en particulier le 1er décembre 2005, en faisant de l’égalité des chances sa grande cause pour 2006. En revanche la commission Attali propose que « le tutorat par des étudiants soit pris en compte sur la forme de crédit ECTS ou soit rétribuer ». L’UNI considère que ce tutorat doit être rémunéré car il s’inscrit dans le cadre des emplois étudiants que peut offrir une université et le cas échéant bénéficier de crédit ECTS.

Décision 12

Dans sa décision 12, la commission Attali veut « généraliser l’année de stage validée au cours du cursus universitaire en master et d’un semestre de stage en licence ». Sur le principe l’UNI dit oui… mais cette proposition est tardive dans la mesure où elle est en contradiction avec les conclusions du comité STA-PRO, mis en place par Valérie Pécresse et Xavier Bertrand le 10 septembre 2007. Par ailleurs, l’UNI s’interroge sur la difficulté qu’il y aurait à trouver des stages pour tout le monde alors que les contraintes portant sur les stages sont lourdes. La commission Attali préconise la création d’ « un service d’accompagnement pour la recherche de ces stages », ce qui correspond à la proposition de l’Uni de création de bureau de stages performants à l’université.

« Proposer une année de « remise à niveau » à l’étudiant qui rejoint l’université », telle que pratiquée à l’université Paris VI, comme le préconise la commission Attali n’appelle pas de commentaire particulier. En revanche, l’ouverture à une « réorientation rapide dans des filières professionnalisantes (par exemple en IUT) au début du second semestre de la 1ère année » est déjà inscrite dans le plan licence. L’UNI l’a proposé sous réserve de ne pas pénaliser les IUT en ne diminuant pas les effectifs de bacs généraux comme le souhaite l’Adiut (Assemblée des directeurs d’IUT, Dépêche AEF n°90358, 23/01/08).

Décision 13

La décision 13 du rapport qui vise à « renforcer les formations en alternance » et des « Centres de formation d’apprentis (CFA) » à l’université est une proposition de l’UNI, tout comme la mise en place d’une direction de l’orientation des stages et de l’insertion.

Décision 14

La décision 14 du rapport qui vise à « favoriser le retour à l’université après et pendant une expérience professionnelle » va dans le sens d’une idée de l’UNI qui consiste à faire de l’Université un acteur de la formation continue. Tout comme l’aménagement des cursus pour les étudiants salariés et les salariés étudiants, ce que la commission appelle « aider les étudiants à concilier leurs études avec leur emploi. Tout comme la décision 16 qui correspond au réaménagement à la carte des rythmes d’études préconisé par l’UNI.

Décision 15

L’UNI s’interroge sur la façon d’articuler la décision 15 « mieux organiser avec les entreprises de la région des bourses d’emploi et de stage » avec les directions des stages et de l’insertion professionnelle.

Décision 18

La décision 18 visant à permettre aux étudiants salariés d’être éligible « pour les bourses » et « les allocations logement » est non seulement une proposition de l’UNI mais est également inscrite dans le rapport Anciaux et dans le décret de Xavier Bertrand.

Décision 19

La décision 19 visant à « renforcer l’autonomie des universités » n’appelle qu’un commentaire de l’UNI : « N’est-ce pas là la loi LRU en cours d’application ? ».

Décision 20

La décision 20 sur « l’évaluation des performances universitaires » était déjà une obligation légale (loi…), il suffirait, comme le demande l’UNI, que les présidents d’universités appliquent tous les textes selon des critères permettant la comparaison. Pour ce faire, l’UNI et la commission Attali sont d’accords pour que l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) créée dans ce but puisse effectuer cette évaluation. L’UNI rejoint également la commission pour que des agences indépendantes puissent également procéder à des évaluations. De plus, l’UNI demande que l’AERES puisse évaluer « la vie étudiante », ce qui de facto entraînerait la suppression de l’OVE (Observatoire de la vie étudiante).

Décision 21

La décision 21 ayant pour objectif d’ « augmenter les moyens financiers alloués à l’enseignement supérieur » ne peut avoir que l’accord de l’UNI dans les mêmes conditions que celle de la commission Attali dès l’instant où les notions de mérite et de réussite rentre en ligne de compte, en plus de la dotation de fonctionnement.

Décision 22

Le développement des « financements privés » de la décision 22, est non seulement une idée défendue par l’UNI depuis 20 ans mais est également au cœur de la loi LRU. L’UNI souhaiterait que soit encore amélioré le régime fiscal « des fondations pour l’enseignement supérieur.

Décision 23

L’ « Institutionnalisation des « universités des métiers » préconisée dans la décision 23 a toujours été défendue par l’UNI, mais… existe déjà.

L’émergence de « 10 grands pôles universitaires et de recherches de niveau mondial » dans le cadre d’un appel d’offre ouvert à candidature dans le cadre d’un processus d’évaluation est un objectif que défend l’UNI, tout comme le Président de la République. D’autant plus que la commission, tout comme l’UNI considère qu’une « localisation unique n’est pas nécessaire », que « l’enseignement à distance » doit être développé et qu’un virage numérique des enseignements y compris pour d’autres établissements doit être accompli. Les liens de « collaborations avec des structures de recherche privées », ainsi que « la mobilité des chercheurs » et « des enseignants chercheurs » du public au privé et vice versa soient très largement développés. Enfin l’UNI rejoint la commission Attali quand « aux infrastructures » des universités qui doivent comprendre également des « logements » pour les étudiants, les chercheurs et les professeurs adaptés à chacun.

Décision 25

L’UNI considère que la mise en place d’un classement annuel des universités européennes, comme proposé dans la décision 25, est « un gadget » d’autant plus que d’autres classements existent déjà. En revanche le développement de « cursus en langues étrangères » de la décision 26 n’est pas choquant pour l’UNI.

Décision 27

L’UNI ne peut que se féliciter de la décision 27 pour « améliorer l’accueil des étudiants, des enseignants et des chercheurs étrangers, et revoir la politique de visas les concernant ». D’autant plus que l’UNI l’avait expérimenter à l’université Paris XII en 2001 avec des associations sénégalaises. La loi Hortefeux sur l’immigration répond d’ailleurs à cet objectif 27. Enfin, l’UNI tout comme la commission Attali ne peuvent que vouloir une plus grande ouverture internationale passant par une implantation des universités françaises dans d’autre pays à l’instar, par exemple, de la Sorbonne à Abou Dhabi.

Décision 29

La décision 29 portant sur plus de financement de « la recherche publique sur projet à la performance » a bien sûr l’assentiment de l’UNI et va d’ailleurs dans le sens de la volonté du Président de la République. Toutefois l’UNI considère que la commission ne va pas assez loin car il faut effectivement « clarifier les missions de l’ANR (Agence nationale de la recherche) », qui doit être l’organisme public unique de la recherche et du CNRS qui doit disparaître aux profits des centres de recherche des universités.

Décision 30

La réforme du « statut d’enseignant-chercheur » dans la décision 30 est un combat de 30 ans de l’UNI. La politique de projets de recherche soumis à évaluation, la mise en place de contrat de 4 ans renouvelable une fois avant l’obtention d’un CDI pour les enseignants-chercheurs vont dans le sens de ce que l’UNI défend. En revanche, afin de répondre aux besoins d’enseignants et dans le cadre d’un dialogue fertile entre professeurs et étudiants (en particuliers de troisième cycle) l’UNI estime que tous les chercheurs devraient enseigner et le statut de chercheurs purs devenir l’exception. L’UNI considère que la rémunération se devra, comme le préconise la commission Attali, d’être attractive.

Décision 31

L’UNI ne peut être que d’accord avec la décision 31 qui veut « davantage valoriser et appliquer les découvertes » de la recherche publique, autrement dit plus de brevets, plus de valorisations des brevets, plus de transfert vers le privé. L’UNI propose, au-delà des sciences « dures », de favoriser la recherche en sciences humaines et en particulier les publications scientifiques en donnant un accès aux revues que ce soit en français et si nécessaire en anglais.

Décision 32

La décision 32 « de développer la recherche privée » ne peut que recevoir l’accord de l’UNI, par le maintien des laboratoires de recherche privée en France, la simplification des dispositifs d’allègement de charges, le retour de chercheurs français, l’ouverture des conseils des écoles doctorantes aux privés, le développement des liens privé public préconisés par la commission Attali.

27 novembre 2007

Le campus de Jacob-Bellecombette vote contre le blocage

Le déblocage a été voté en AG le mardi 27 novembre à 10h à 349 voix pour et 290 contre. L'UNI SAVOIE se félicite donc de la reprise des cours au sein du campus de Jacob-Bellecombette. La démocratie l'a donc emporté face à cette minorité d'étudiants mal intentionné. Les examens auront lieu en temps voulu comme prévu. La Présidence de l'Université de Savoie a encore fait savoir je cite " vouloir se saisir le plus rapidement de la nouvelle loi sur l'autonomie des universités".

12 novembre 2007

Autonomie des universités

L’UNI (la droite universitaire) dénonce la démagogie faite autour de la loi LRU de la part des organisations étudiantes de gauche et d’extrême-gauche. Ces organisations, « censées » représenter les étudiants ne sont que des sous-branches de partis politiques et autres syndicats de travailleurs. La loi a été voté en Aout 2007 et les syndicats étudiants ne se manifestent que maintenant. Auraient-ils besoin de monde pour venir aider leurs amis cheminots ?? Comme d’habitude, les syndicats ne proposent rien à part de prendre en otage les personnes souhaitant travailler ou étudier !

 

 

L’UNI est donc favorable à la loi sur l’autonomie des universités. Celle-ci va entre autres permettre aux universités une meilleure gestion du budget et des ressources humaines, une maitrise de leur patrimoine immobilier, un recrutement plus réactif et mieux adapté aux besoins de chaque université. Afin de réduire le taux d’échec des jeunes, la loi prévoit un bureau d’orientation professionnel, la mise en place d’une orientation active à la sortie du lycée, plus de tutorats, la possibilité pour les universités d’embaucher des étudiants. Cette loi s’accompagne également d’un effort financier sans précédent de 5 milliards d’euros en 5 ans et la possibilité offertes aux universités de créer des fondations dans le but de renforcer les partenariats et de diversifier les ressources.

 

 

La démagogie faite sur la privatisation des entreprises est totalement infondée ! Pour preuve, l’Institut de Management de l’Université de Savoie (IMUS) est partenaire avec un club des entreprises. Ce partenariat  offre de nombreux avantages aux étudiants : interventions de professionnels, offres de stages, aides financières pour de nombreux projets, réseau des anciens diplômés, des rencontres Entreprises-Etudiants et surtout de nombreux contrats d’embauche signés avec les entreprises partenaires. Pour information, ce club a été créé en 1991 et toujours aucun signe de privatisation… Nous sommes en 2007 et il serait fort utile à certains et certaines de comprendre enfin qu’une entreprise n’est pas synonyme de grand méchant loup !

 

 

Enfin pour répondre à de fausses idées reçues, les frais d’inscriptions resteront fixés par décret ministériel, l’Etat ne se désengage pas financièrement (elle accentue même les crédits destinés à l’Enseignement Supérieur).

 

 

Ces réformes ont été majoritairement approuvées et nous ne laisserons pas une MINORITE prendre la population en otage. Les sections de l’UNI ANNECY et CHAMBERY sont ouvertes à toutes discutions. Elles invitent les autres organisations étudiantes à débattre autour de la loi sur l’autonomie des universités.

 

 

L’UNI se tient également ouverte aux remarques et suggestions des étudiants dans le but d’améliorer leur vie sur le campus car le but d’une organisation étudiante est de représenter les étudiants, pas leur nombril.

 

 

www.uni.asso.fr ou www.stoplagreve.com

 

 

Une avancée décisive pour l’emploi étudiant

Décret d’application sur les conditions de travail et d’emploi des étudiants dans les universités

Aujourd’hui, selon l’INSEE, seuls 11% des étudiants français poursuivent leurs études initiales tout en travaillant (contre 35% au Royaume-Uni et 54% aux Pays-Bas). Cette différence s’explique par le fait que le taux d’emploi étudiant est beaucoup plus élevé dans les pays où les établissements le prennent en compte. Malheureusement jusqu’à présent, en France, il existait de nombreux freins qui empêchaient les étudiants de combiner un travail rémunéré avec leurs études.

Fort de ce constat et des nouvelles dispositions qu’offre l’article 22 de la loi LRU, le gouvernement, par l’intermédiaire du Premier ministre, a souhaité remédier à cette situation en publiant dans les tout prochains jours un décret d’application sur les conditions de travail et d’emploi des étudiants dans les universités. Son objectif : permettre enfin aux étudiants de combiner études et emploi sur leur propre campus.

A cet effet, la durée du contrat, conclu entre l’étudiant et l’université pour une période maximale de douze mois comprise entre le 1er septembre et le 31 août, ne pourra excéder 670 heures (correspondant à un emploi à mi-temps) entre le 1er septembre et le 30 juin et 300 heures (correspondant à emploi à temps plein) entre le 1er juillet et le 31 août, pour une rémunération qui ne pourra être inférieure à celle du SMIC.

Par ailleurs, le décret prévoit que le travail des étudiants sera aménagé en fonction des exigences spécifiques de la formation suivie. Ainsi, ils ne pourront être astreints à une obligation de travail pendant leurs enseignements obligatoires et pendant leurs examens. En contrepartie, les étudiants s’engagent à remplir leurs obligations d’assiduité.

Pour l’UNI (droite universitaire), pour qui le travail étudiant constitue à la fois une source d’enrichissement pour l’étudiant et un moyen efficace pour celui-ci de financer une partie de ses études, ce décret constitue une avancée décisive dans la nécessaire valorisation de l’emploi étudiant en France.

Après avoir été à l’origine des nombreuses pistes qui ont été ouvertes ces derniers mois par le gouvernement afin d’encourager et de valoriser celui-ci, l’UNI compte à présent s’investir sur les campus afin de promouvoir auprès des étudiants l’ensemble des emplois qui leur seront proposés.

09 novembre 2007

L’UNI reçue par la ministre Valérie Pécresse.

 

Les étudiants contre le blocage doivent être soutenus

L’UNI a été reçue jeudi 08 novembre par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Lors de cette rencontre, le chantier de la réussite en licence a été abordé. L’UNI a notamment rappelé que l’échec en licence est dû à une mauvaise orientation d’où la nécessité de généraliser l’orientation active telle qu’elle est inscrite dans la loi LRU.

L’UNI a aussi abordé la question du logement social étudiant. En préparation du rapport du député Anciaux, pour lequel l’UNI sera auditionnée le 19 novembre, l’UNI a d’une part réaffirmé qu’il était nécessaire d’augmenter les crédits sur le logement étudiant et d’autre part de mettre un dispositif afin de développer les logements privés. L’UNI espère que ses revendications seront retranscrites dans le cadre du débat autout du collectif budgétaire 2008.

Par ailleurs, l’UNI demande une plus grande fermeté de la part des présidents d’université face aux actions violentes et aux dégradations, (vitres brisées et matériel dégradé sur le site de Tolbiac et l’université de Perpignan qui a été recouverte de tags) menées par l’extrême gauche. Face à la colère de certains étudiants qui souhaitent retrouver les amphis et pouvoir préparer les examens dans de bonnes conditions, l’UNI met à disposition des aides juridiques.

L’UNI rappelle que les blocages sont illégitimes et illégaux et se félicite que le déroulement des évacuations par les forces de l’ordre se fasse dans de bonnes conditions.

08 novembre 2007

La commission des finances de l’Assemblée nationale adopte trois amendements importants en faveur des étudiants

Amendements Hénart au budget 2008 de l’Enseignement supérieur

Aujourd’hui, jeudi 8 novembre 2007, le député de Meurthe-et-Moselle et rapporteur spécial des crédits de l’Enseignement supérieur pour la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Laurent Hénart, a déposé une série d’amendements au budget 2008 de l’Enseignement supérieur qui ont été acceptés par les membres de la commission élargie des finances.

L’UNI (droite universitaire) se félicite de retrouver dans ces amendements un certain nombre de ses propositions qu’elle avait formulées aux membres de la commission des finances lors de son audition le 12 septembre dernier.

Priorité au logement étudiant

Parmi ces amendements la question du logement étudiant constitue l’une des priorités budgétaires. L’UNI se réjouit ainsi du triplement des crédits alloués au rattrapage du plan Anciaux qui devra nécessairement faire l’objet de nouveaux aménagements afin de répondre le plus efficacement possible aux besoins des étudiants.

La nécessaire valorisation des filières technologiques

L’augmentation des crédits accordés aux IUT (5 millions d’euros) accueillant des bacheliers issus des filières technologiques traduit, dans le cadre du chantier de la réussite en licence, une volonté de valoriser la réussite des bacheliers issus de ces filières qui restent encore aujourd’hui les principales victimes d’un système d’orientation défaillant.

Enfin, le fléchage, à hauteur de 24 millions d’euros, des crédits des Contrats de Plan Etat Région à destination du logement étudiant et de la restauration confirme que ces deux questions constituent bel et bien l’une des priorités du gouvernement dans le cadre de la réforme engagé sur les aides sociales étudiantes.

Alors que le vote de la loi LRU a constitué la rampe de lancement des nombreux chantiers de réformes de l’Enseignement supérieur et de la Recherche initiés par le gouvernement, ceux-ci ne doivent pas se laisser entraver par les agissements d’une poignée d’activistes qui depuis quelques jours contestent la mise en œuvre de l’autonomie des universités.

L’UNI appelle le gouvernement à la plus grande fermeté contre ces derniers et souhaite qu’il fasse preuve de détermination pour que les chantiers concernant les réformes du logement étudiant et de la réussite en licence se poursuivent, car ce sont eux les vrais priorités des étudiants.

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